samedi 8 février 2020

OGM : LE CONSEIL D'ETAT SUIT LES ORGANISATIONS CONTRE LE GOUVERNEMENT

Le 7 février 2020 [1], le Conseil d’État met un point final à plus de cinq ans d’une procédure qui a opposé neuf associations au gouvernement sur certaines techniques de modification génétique de mutagenèse. Le Conseil d’État affirme que les techniques de mutagenèse dites « dirigée » et « aléatoire in vitro » sont soumises à la réglementation OGM.
Le Conseil d’État impose au gouvernement, avec l’aide du Haut conseil des biotechnologies (HCB), d’établir la liste des techniques de modification génétique ayant été traditionnellement utilisées sans risque. Pour un gouvernement n’ayant jamais demandé ou suivi les techniques utilisées pour les variétés inscrites au catalogue, cela annonce un gros travail.
Concrètement sont visés par cette décision notamment des tournesols et colza rendus tolérants aux herbicides (VrTH). Ces derniers devront être retirés du catalogue officiel des plantes sous neuf mois s'ils n’ont pas été évalués selon les modalités définies par la directive 2001/18. Les associations requérantes précisent dans un communiqué de presse que ces variétés ont été inscrites illégalement et « que cela concerne toutes les nouvelles techniques de mutagenèse, y compris celles appliquées sur des cellules isolées et multipliées in vitro. Cela concerne notamment les variétés rendues tolérantes aux herbicides de colza Clearfield et de tournesol Clearfield Plus » [2].
Par ailleurs, le refus, en 2015, du premier ministre d’abroger le décret D 531-2 du Code de l’environnement listant les techniques qui ne « sont pas considérées comme donnant lieu à une modification génétique », où figure « la mutagénèse », ainsi que l’établissement d’un moratoire sur les variétés rendues tolérantes à des herbicides (VrTH), est annulé.
Pour annuler ce refus du premier ministre et justifier de sortir certaines variétés du cataologue, le Conseil d’État s’appuie principalement sur l’arrêt rendu en 2018 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) suite à des questions préjudicielles posées par le Conseil d’État [3]. Cet arrêt de la CJUE a permis d’éclairer la lecture de la législation européenne sur les OGM (directive 2001/18). En effet, selon cet arrêt, seules les techniques de mutagénèse ayant été traditionnellement utilisées dans de multiples applications et sans risque n’ont pas besoin d’être soumises aux obligations d’évaluation et d’autorisation de la directive (annexe I B).
Une décision dont la mise en oeuvre fera très certainement l’objet de débats à venir.
« Le Conseil d’État a par ailleurs estimé qu’en vertu du principe de précaution, le Premier ministre ne pouvait refuser de prendre des mesures de prévention pour l’utilisation de variétés de plantes rendues tolérantes aux herbicides », peut-on aussi lire dans la décision. Les associations et syndicats qui demandaient un moratoire sur toutes les variétés rendues tolérantes à un herbicide, soulignent que le Conseil d’État ne le demande pas mais « enjoint le gouvernement de réaliser une évaluation des risques générés par ces variétés et de définir des conditions de culture destinées à limiter l’utilisation des herbicides ».
Au final, « Les associations requérantes se félicitent de cette décision du Conseil d’État qui fait passer la santé et l’environnement avant les intérêts économiques de quelques firmes semencières et productrices de pesticides. Elles attendent du gouvernement qu’il applique enfin la loi en respect du principe constitutionnel de précaution ».

[1]
https://www.conseil-etat.fr/ressources/decisions-contentieuses/dernieres-decisions-importantes/conseil-d-etat-7-fevrier-2020-organismes-obtenus-par-mutagenese
[2] http://confederationpaysanne.fr/actu.php?id=9711
[3] Inf'OGM, « Europe - Les nouveaux OGM sont des OGM comme les autres », Charlotte KRINKE, 25 juillet 2018
 
Source : infogm.org

lundi 16 décembre 2019

MERCI A TOUS LES PARTICIPANTS A LA SOIREE-DEBAT DU 11 DECEMBRE AU CINEMA CASTILLET, ET PARTICULIEREMENT AU COLLECTIF MIAM QUI NOUS A REGALES AVEC UN DELICIEUX APERO DINATOIRE !

LE PROCES PREVU LE 12 DECEMBRE EST DONC REPORTE AU 

JEUDI 15 OCTOBRE 2020 A 14 HEURES

D'ICI-LA, NOUS MAINTENONS LA MOBILISATION, ET NOUS COMPTONS VOUS RETROUVER NOMBREUX POUR SOUTENIR LE COMBAT
 CONTRE LES OGM ET LA MAIN-MISE DES MULTINATIONALES SUR LE VIVANT !

mardi 10 décembre 2019

INFORMATION IMPORTANTE !

L'audience du 12 décembre est renvoyée à la demande du Parquet.

La journée est donc annulée, mais la soirée-débat au cinéma Castillet est maintenue mercredi 11 à 19 heures. Nous vous attendons nombreux ! 

samedi 16 novembre 2019

OGM NON !

POUR LE BIEN COMMUN, JE RESISTE



SOUTIEN


AUX FAUCHEURS VOLONTAIRES



PROCES DES OGM



12 DECEMBRE 2019 


 
TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE

 PERPIGNAN 
 

(Fauchage de 3 ha de semences de tournesols 

génétiquement modifiés en août 2016 à Elne)

    - Mercredi 11 décembre :

  • 19 h : Film et débat au cinéma Castillet, 1 Bld Wilson (projection du film 

     « Techniques de manipulation génétique » de Christian Vélot - durée : 45 mn) 

    suivis d’une collation avec paf, sur place, proposée par MIAM.



    - Jeudi 12 décembre (sous réserve des autorisations nécessaires) :

  • 12 h 15 : Défilé depuis le Casal, avenue du Lycée, jusqu’à la place Arago 
     
    Restauration avec paf, proposée par Flex Foodies. 
     
  • 14 h : Début du procès (les témoins et comparants volontaires entreront en

     priorité dans la salle du Tribunal).

    Stands associatifs, prises de parole, comptes-rendus de l’audience en cours,

     et animation musicale par « Le Faucheur Chantant ».
 





mercredi 9 octobre 2019

SAMEDI 19 OCTOBRE 2019
RASSEMBLEMENT
STOP A LA CENTRALE DE BITUME DANS PERPIGNAN



PROGRAMME DE LA JOURNÉE :

MARCHE à 10h - 3 départs (20 min)
1. Collège La Garrigole (Saint-Assiscle)
2. Sous le pont Arago, avenue Torcatis (Bas-Vernet)
3. Chez Pierre, 12 chemin du pont des jardins (Saint-Estève)
11h00 Rassemblement au rond-pont de l'usine (face clinique St Pierre)
13h Pique-nique "tiré du sac" chez Pierre, 12 chemin du pont des jardins (Saint-Estève)
15h-17h Village alternatif
17h-19h Prises de parole
19h Projection en plein air du film "J'veux du soleil"

Restauration sur place + Buvette
Scène ouverte

Email : stopbitumeperpignan@gmail.com
Pétition sur change.org : Stop à la centrale de bitume dans Perpignan
Evènement Facebook : Occupation contre la centrale de bitume dans Perpignan

mercredi 25 septembre 2019

APPEL A MOBILISATION POUR LE PROCES

DES OGM MUTES

Jeudi 12 décembre 2019 à 14 h

Tribunal de Grande Instance de Perpignan

Le 1er août 2016, les Faucheurs Volontaires d’OGM ont détruit 3 ha de semences de tournesols génétiquement modifiés pour tolérer un herbicide, l’Imazamox .

Depuis plus de 3 ans, diverses entités ont mis en garde les autorités contre la nocivité des cultures VrTH (Varités renduesTolérantes aux Herbicides) :

Au niveau national, en 2012, un collectif d’associations, « l’Appel de Poitiers » avait demandé au gouvernement un moratoire sur les colzas et tournesols mutés ; faute de réponse, un recours était formé devant le Conseil d’État ; celui-ci demandait à la Cour Européenne de Justice de se prononcer sur le statut des cultures obtenues par les nouveaux procédés de modification génétique.

Au niveau local, les Faucheurs Volontaires, le Collectif anti ogm 66, la Confédération Paysanne ont provoqué des réunions avec la Chambre d’Agriculture, le Conseil Général, le GNIS, les entreprises semencières pour alerter sur les conséquences de ces cultures tant au niveau local qu’au niveau national puisqu’il s’agissait de semences destinées ensuite à toute la France.
Le Collectif anti ogm 66, avec le soutien d’associations locales et de citoyens, a procédé en 2014 et 2015 à la distribution de graines de tournesols bio afin de contrer la production de ces semences.

En dépit de ces oppositions, les semenciers ont continué la culture des tournesols mutés.
Les Faucheurs Volontaires n’ont, alors, eu d’autre recours que la destruction .

En cela, ils n’ont fait qu’anticiper la décision de la Cour Européenne de Justice. En juillet 2018, celle-ci rendait son verdict : les variétés mutées sont des OGM comme les variétés transgéniques, mais les variétés obtenues par des procédés antérieurs à la Directive européenne 2001/18 et dont l’innocuité est avérée depuis longtemps sont exclues de la réglementation.
Cette décision est d’application immédiate dans les pays européens, mais nous attendons toujours la décision du Conseil d’État quant au moratoire qui lui était demandé.

Pour nous, les Faucheurs Volontaires ont fait acte de désobéissance civile, en détruisant des cultures aux conséquences désastreuses pour l’environnement, la maîtrise des semences et la santé humaine.
Ils ne sauraient être jugés pour une action de préservation de l’environnement, de sauvegarde de la santé, de maintien de la libre disposition de semences pour les paysans.
C’est pourquoi les partis, les associations les syndicats, les citoyens qui refusent une agriculture et un environnement soumis aux puissances de l’argent doivent être présents le 12 décembre pour affirmer leurs choix de vie.

CE PROCES N’EST PAS CELUI DES FAUCHEURS VOLONTAIRES D’OGM, C’EST CELUI DES OGM MUTES QUI DOIVENT ÊTRE INTERDITS ICI COMME AILLEURS